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Les CFPPA sont des centres essentiels des EPLEFPA, sans eux certains établissements ne seraient que des demi collèges. Leur présence est un élément structurant de l’enseignement agricole public. Dans de nombreux territoires, l’activité des CFA et des CFPPA tend à se confondre. 300 000 stagiaires font chaque année appel à eux.

Ils ont été novateurs dans la mise en place des unités capitalisables, l’acquisition progressive des diplômes, les VAE, dans l’accompagnement de nombreuses reconversions et promotions professionnelles. Ils épaulent le monde agricole et rural.

50 ans

Le ministère met en avant l’originalité de l’enseignement agricole public qui fait cohabiter la formation initiale, la voie de l’apprentissage et la voie de la formation continue.

Mais 50 ans de CFPPA, ce sont des milliers d’agents oubliés, 50 ans de précarité et un système concurrentiel ou le moins disant est trop souvent valorisé.

Ce sont aussi des milliers de femmes de la filière administrative et ouvrière recrutées pendant des années à 70% de façon illégale, dans l’indifférence et qu’il a fallu bousculer. La situation commence à s’améliorer seulement depuis 2013 mais de nombreux points de blocage continuent d’exister.

Ce sont aussi des agents que le ministère refuse de suivre dans son bilan social, des agents dont les conditions d’emplois ne sont pas suffisamment cadrées, des agents dont le droit à la formation (CIF, DIF) est souvent nié.

Le dernier portrait de l’enseignement agricole diffusé lors du colloque sur l’avenir de l’enseignement agricole a "oublié" de les faire témoigner.

Sont-ils invités aux 50 ans fêtés les 16 et 17 mars à Agrosup-Dijon ?

Dans des centres encore trop nombreux, les conditions d’emplois, de rémunération et de travail ne sont pas à la hauteur de ce que l’on peut attendre pour des personnels du service public d’éducation. Ces personnels prisonniers dans les établissements, entre Etat et région, ne semblent exister que pour être convoqués aux examens. Ni l’Etat, ni les Régions ne prennent la mesure de l’impasse politique dans laquelle ont été mis les établissements.

Les directions de centre sont sans statut véritable, enkystées dans leur corps d’origine, alors qu’à minima un statut d’emploi devrait leur être proposé.

Il est maintenant nécessaire que le ministère comprenne l’urgence à mener un chantier de modernisation dans le respect des personnels, de leur travail quotidien, de leur implication dans le service public.

Il faudra une volonté véritable pour qu’il y ait un chemin et sortir de l’errance.

50ans

 

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