Le pouvoir d’achat et les perspectives de carrières restent très largement en tête des préoccupations générales. Même si ce qui a été obtenu sur le point d’indice, l’ISAE et les revalorisations liées aux mesures PPCR (Parcours Professionnel Carrière et Rémunérations) est salué massivement dans les points positifs cités : ces mesures, pour beaucoup d’entre elles, ne se voient pas encore sur la fiche de paye. Cela prouve que loin d’une démarche de clientélisme électorale, ce qui a été obtenu répond à une vraie attente. Et ce sont les prochaines éditions du baromètre qui permettront de voir si, une fois mises en œuvre, ces avancées feront reculer, dans le classement des attentes, la question du pouvoir d’achat.

Avec plus de 18 000 témoignages de points positifs et négatifs, les questions ouvertes apportent à l’UNSA Éducation et à ses syndicats un panel très riche de situations vécues. Il nous aidera à mieux prendre en compte les exigences collectives ou plus individuelles pour notre travail syndical de représentation et de revendication. Les conditions de travail et les besoins d’accompagnement sont des éléments négatifs centraux. Apparaît également un malaise notable pour les personnels de Jeunesse et Sports tout comme pour ceux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Sur les dossiers éducatifs, il est intéressant de noter que plus de 92% des professeurs des écoles n’ont pas ressenti le besoin de citer en négatif les rythmes et plus de 85% des professeurs du secondaire ne l’ont pas fait, eux, à propos de la réforme du collège. Dans les deux cas, ceux qui ont cité ces sujets l’ont très majoritairement fait pour revendiquer des dispositifs d’aide à la mise en place ou, à propos des rythmes, pour dénoncer le choix de certaines collectivités sur des activités péri-éducatives de faible qualité.

Un travail approfondi sur les données contenues dans cette enquête permettra à l’UNSA Éducation d’agir, plus encore, au plus proche des personnels qu’elle représente. Elle alertera également les responsables politiques qui se présenteront à la prochaine élection présidentielle. Il déjà est très clair que les professionnels de l’Éducation ont besoin d’engagements forts pour mener à bien leur mission et d’une plus grande cohérence entre les choix politiques et les réalités vécues sur le terrain. La priorité budgétaire doit continuer d’être donnée à l’Éducation et la poursuite de la refondation de notre système pour faire réussir chaque jeune doit, quant à elle, être confirmée.

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Ivry sur Seine, le 23 juin 2016

Laurent Escure

Secrétaire général de l’UNSA Éducation

 

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