La perspective de suppressions de postes est massivement refusée. En revanche, les attentes d’un autre « management » du système prime sur l’exigence des créations d’emplois.

Concernant la rémunération au «mérite » : 3 personnels sur 4 rejettent la notion de mérite « punitif » mais ils sont également 3 sur 4 à vouloir une reconnaissance de l’engagement individuel.

À propos de l’autonomie, une limite est clairement exprimée : celle de l’indépendance totale et du recrutement par les responsables d’établissements. Elle n’est souhaitée que par 1 personnel sur 10. En revanche, l’autonomie comme liberté accrue pour être plus efficace et améliorer la réussite des jeunes est largement attendue.
L’École du tri et de l’orientation précoce est rejetée au profit d’une conception plus humaniste. Il apparaît cependant qu’il reste à construire du commun entre les partisans de la Refondation et ceux des savoirs fondamentaux. L’UNSA cherchera à rendre évidente la compatibilité de ces deux aspirations.
L’émergence d’un vrai parcours « bac-3/bac+3 » est très largement préférée à la sélection ou à une Université à deux vitesses. La cohérence de ce parcours reste à bâtir et sera un des défis des 5 ans qui viennent. Enfin, la concurrence du privé est très rudement jugée, nos collègues alternant entre la volonté de réduire ou supprimer les subventions publiques et un conditionnement plus rigoureux de ce financement.
Les 31 000 répondants et les 20 000 témoignages « qualitatifs » recueillis donnent à l’UNSA Éducation une idée très précise des souhaits et des craintes, ainsi que de la diversité des collègues qu’elle représente. Elle les appelle, dans cette période électorale qui s’achèvera avec les législatives, à continuer à « Donner de la voix » et à porter, avec elle, 25 exigences pour l’Éducation.

 

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